samedi 17 juin 2017

Coucou - 17 juin 2017

Coucou les Coucous! 

Long time no coucou, hein? Je sais, je sais, je suis ingrat, égoïste et paresseux. Mais, à ma défense, j’attendais d’avoir des bonnes nouvelles, ou un truc drôle à vous annoncer, ou seulement quelque chose d’inspirant à raconter… Puis, je suis tombé dans une espèce de routine d’entrainement de triathlon, de grand-papa semi-retraité, pis de gros farniente de Sud-Est asiatique. Et là je suis devenu mou. Mou mou mou… Comme une vieille guenille! Il vous fait ça le Sud-Est asiatique: il vous sabote d’abord le système nerveux, exit le temps de réaction inouï et les crises de nerfs pour fuck all raison, puis l’oisiveté avec un grand O remplace le stress par une douce sensation de bien-être et de je-m’en-foutisme… Aaaaaaah tendresse, doux bonheur…

Vous savez que vous êtes les bienvenus ici anytime hein?! Et Onnicha est toujours au poste, au Bangkok Poutine, au cas z’où que vous auriez une fringale de par chez-nous.


Cela dit, je vous avais parlé précédemment d’un beau trio de courses à pied successives en mai qui devait se terminer avec un full marathon à Phuket, où j’allais battre mon record personnel de marathonien, ce qui aurait été facile, vu que ç’aurait été mon premier. Écrit de même, vous comprenez déjà que ça s’est pas passé comme prévu... Les deux premières épreuves se sont pourtant bien déroulées. Au 21 km Singha Bangkok du parc Suan Luang Rama 9, que j’abordais avec la seule intention de faire un bon temps et de me réchauffer pour le 42 km qui s’en venait dans 15 jours, je me suis retrouvé en position de tête des 50 ans après une dizaine de kilomètres. Et pis je me suis dit « Bof, tant qu’à faire! ». Alors j’ai gagné dans la catégorie des petits vieux un beau trophée Singha et parenthèse, il était temps que la compagnie Singha me donne de quoi, j’ai dû boire au moins 3 camions de leurs maudites bières! Bref, ce fut un agréable moment passé en compagnie de mes amis Bird et Nang.













Puis la semaine suivante, Bird était grippé, alors c’est seul que je me suis attaqué au Triathlon de Pattaya, format olympique, 1,5 kilomètres de nage en eaux troubles de la Baie de Thaïlande qui à cet endroit précis, contient bien plus que de l’eau… Je ne vous donne pas plus de précision, parce que vous êtes peut-être en train de déjeuner, mais c’est brun et des fois ça flotte. Entoucas, drôle de journée, il a mouillé en ta’, mais en général ç’a bien été, à part que je me suis fait coincé par un groupe trop compact et trop lent dans l’eau, et que du coup, j’ai fini 4e de mon groupe d’âge à 1 minutes du podium et un peu en criss; et surtout, je suis sorti de la mer couvert de boutons et de pustules, et frappé d’une grippe carabiné qui m’a mis sur le carreau et m’a empêché de participer à la course pour laquelle je m’étais tant entrainé… Mon marathon est littéralement tombé à l’eau.


Mais, c’est pas pour ça que je vous écrit (écrit-il 515 mots plus tard!). Première bonne nouvelle : je suis officiellement le PORTE-PAROLE du volet amateur du TRIATHLON INTERNATIONAL DE MONTRÉAL 2017! Oh yeah!!

Et ça signifie quoi, vous vous demandez? Que je vais porte-paroler, ou que je vais porter-parole? Hum… Bonne question qui demande sans doute qu’on y regarde de plus près... Mais on y reviendra! Parce que ce qui m’excite le plus dans tout ça, c’est que je vais participer au Triathlon International de Montréal encore cette année! C’est ça qui est too much! Je rentre donc à la maison à la fin juillet, pour pouvoir me joindre à vous, les 4-5 août prochains, pour cette grande célébration sportive au Port de Montréal, où on va nager ensemble dans le Fleuve, et faire du vélo à full pin dans le Vieux-Montréal. Ça va être génial!


Surtout que pour l’occasion, dans le cadre de la promotion de cet exceptionnel rendez-vous triathlonien, il est question d’une campagne Web où ça se pourrait, que peut-être, je fasse un petit numéro, ou deux ou trois, avec mon vieux pote, mon vieux complice, mon d de dedans duo, mon seul et unique Guy Jodoin… Ça vous tente tu de nous revoir faire des niaiseries?! Et j’en profite tusuite pour vous poser la question quizz : ça vous tenterait tu de nous voir sur scène? J’ai comme une envie d’écrire un show, et le Guy n’est pas tout à fait froid à l’idée… Je dis ça de même, parce que ça me prendrait p’tête juste vous autres pour le convaincre. Et moi aussi… Dites oui, et d’une pierre deux coups!
Je vous donne donc les coordonnées du TIM, et je vous ferai suivre ici ses actualités.

http://montreal.triathlon.org/fr/accueil

Et je vous en reparlerai plus en détail plus tard, parce que c’est pas fini les nouvelles, oh que non! Comme je serai de retour en ville, j’en profiterais bien pour venir vous voir de plus près… Et ça tombe pile poil, parce que la gang de fans furieux du « Bruno Blanchet Fest », une soirée bière et vidéoclips qui avait connu un franc succès en janvier 2016 au Cécile et Ramone de Québec, aimerait volontiers recréer l’expérience, et même l’amener en tournée… C’est rien de compliqué, mais c’est ben le fun! On se rassemble, on regarde des vieux sketchs, on se saoule pis on se jase. Encore une autre question pour vous ce matin : c’est quelque chose qui vous intéresse? Vous êtes dans quelle région? Tiens, je vous donne le courriel de Mathieu, dites lui, il va être content!
mathieuaudet20@gmail.com

Pour terminer ce coucou qui n’en finit plus de coucouter, j’ai une pas pire grande nouvelle à vous annoncer: les émissions Les Vacances De Monsieur Bruno et Manger Le Monde sont en nomination aux 32e prix Gémeaux!
Cinq nominations à part ça, c’est ti pas beau!
MEILLEUR SON : MAGAZINE, AFFAIRES PUBLIQUES, DOCUMENTAIRE TOUTES CATÉGORIES Marc Philippe Desaulniers, James Duhamel - LES VACANCES DE MONSIEUR BRUNO - SAISON 2 « Épisode 2 - Inde, Varanasi, partie 1 » (Must Média II)
MEILLEURE RÉALISATION : MAGAZINE EN VIDÉO LÉGÈREBruno Blanchet, Arnaud Bouquet - LES VACANCES DE MONSIEUR BRUNO - SAISON 2
« Épisode 3 - Inde, Varanasi, partie 2 » (Must Média II)
MEILLEURE ANIMATION : MAGAZINE STYLE DE VIEBruno Blanchet - LES VACANCES DE MONSIEUR BRUNO - SAISON 2 « Épisode 2 - Inde, Varanasi, partie 1 » (Must Média II)Bruno Blanchet - MANGER LE MONDE - SAISON 2 « Épisode 1 - Inde, Lassi » (Must Média II)
MEILLEUR MAGAZINE STYLE DE VIELES VACANCES DE MONSIEUR BRUNO - SAISON 2 - Véronique Dea (Must Média II)

On se congratule? Bravo et merci Évasion et Zeste, Must Média et le ToneStudio! Bravo et merci à toute l’équipe de LVDMB et MLM!
Et merci les Coucous!
à bientôt,
Bruno xxxx

jeudi 25 août 2016

Les vacances de Monsieur Bruno, saison 2

Bruno Blanchet, notre globe-trotter intrépide, s’embarque pour de nouvelles péripéties pour une 2e saison! Cette fois, il troque l’Asie du Sud-Est pour l’Inde, les Philippines et la Colombie, où les aventures seront plus que nombreuses! Ce long périple promet d’être encore plus éclaté et surprenant  grâce aux paysages complètement hétéroclites, mais surtout avec des rencontres touchantes qui marquent une vie. Trois pays, 1000 situations improbables, le tout jumelé à l’humour déjanté propre à Bruno Blanchet; il n’y a pas de doutes, vous passerez de bons moments en sa compagnie! 
***
Vous avez aimé la première saison? Revoyez tous les épisodes sur iTunes ici!
Visitez la page de l'émission, sur Évasion, pour des détails sur l'émission de la semaine.





lundi 1 février 2016

Les vacances de Monsieur Bruno


Le tournage de la deuxième saison des Vacances de Monsieur Bruno est commencé.
Monsieur Bruno est arrivé en Inde et vous pouvez dès maintenant le suivre en photos sur Instagram.


jeudi 10 décembre 2015

Coucou du 10 décembre 2015

Coucou les Coucous !

Tout de suite, SVP, avant que j'oublie : ce samedi le 12 décembre, je serai au Snack Bar pour un tout petit 2 à 4, et je dis tout petit parce que je cours un demi-marathon le lendemain matin à 5h00 am! J'y serai donc de 14h à 16h!

Mais le véritable party sera le 25 DÉCEMBRE, avec DJ Big Bad Brune qui égayera votre soirée de Noël avec la plus joyeuse musique du temps des fêtes! Venez célébrer au son de Michèle Richard, Claude Valade, René et Nathalie! Venez vous boire du fort avec Nestor, La bottine souriante, Y'a tu d'la bière icitte et le petit gros des Classels! LE 25 DÉCEMBRE au SNACK BAR BANGKOK, on va se la péter! Et ça sera l'occasion pour vous de rencontrer plein d'autres Québécois, et mes amis Bird, Nang et Tam, que vous voyez sur mes photos depuis des mois. Je leur ai dit qu'on savait faire la fête, mais ils ne se doutent pas à quel point... Alors je compte sur vous pour les traumatiser ben comme faut!

À part ça, ça va vous? Déjà cinq semaines que je vous ai écrit, comme le temps file... Quand on s'est laissé la dernière fois, j'allais courir une course de 16 km en montagne, gagner et recevoir un trophée de la princesse de Thaïlande. Disons que... Ça ne s'est pas passé comme prévu? On s'est perdu, Bird et moi, au milieu de la nuit, en route pour la course, et nous sommes arrivés sur la ligne de départ deux petites minutes avant le signal. Et c'est complètement à froid, avec une quantité industrielle de yogourt non digérée dans l'estomac (mon erreur!) que j'ai entrepris l'ascension d'un Mont-Royal, à 4h30 du matin. Pas fort! J'ai terminé en 1h13, à 7 minutes du gagnant. Pas mal? Oui mais, on remettait 5 prix.
Et j'ai fini 6e.
Nous sommes allés flasher nos médailles pas loin de là, à la chute Sarika, et j'ai noyé ma peine dans l'eau glacée.



La semaine suivante, un nouveau défi nous attendait : deux courses dans la même journée! D'abord à 6h am, le Dynasty Run, un 10,5 km au pont Rama VIII, une course très populaire avec une solide compétition, puis immédiatement après, un « marathon vertical », au Banyan Tree Hotel, avec l'ascension de 61 étages.
Résultats? 5 prix sont remis au 10,5 km et j'arrive... encore 6e, maudit tab' !! Avec un pas pire temps de 45 minutes qui m'aurait donné la victoire ailleurs, mais ce matin-là, ça galopait devant. Et pis là, Bird et moi, on ne niaise pas et on se précipite en tuk-tuk au centre-ville pour faire l'expérience du « vertical ». Si j'avais pas tant à vous écrire ce soir, je vous parlerais de l'ambiance géniale au Banyan, du feeling un peu euphorique de participer à une seconde épreuve le même matin, de l'excitation au pied des marches...
En bref : 9,28min, 38e place au total sur 458, et 9e de ma catégorie.
J'ai peut-être pas gagné mais... Maudite belle façon de commencer une journée !



Trouvée sur le Web, une photo du départ du Dynasty, on joue à Où est Charlie! Indice : je suis dans un triangle, entre un gars en orange, un autre en blanc et un en bleu. Je suis en noir. Bonne chance.


Puis, parce que c'est pas fini, la semaine suivante, nous sommes passés à l'Histoire...


Oui, nous y étions !!! Fucking hell... Encore une fois je pourrais vous écrire un chapitre là-dessus, mais disons simplement que j'ai abandonné au fameux KM 13, qui était en fait le KM 20, quand j'ai cru que j'avais fait une erreur au tournant, et que ma course ne compterait pas... Et comme un con, j'ai joggé les 7 derniers kilomètres. Résultat?
À l'arrivée j'ai eu un choc... C'est pas moi, mais c'est la course qui s'était trompé ! FUCK ! J'aurais dû être TOP TEN! Pourquoi j'ai joggé, espèce de clown?!
Un ordinaire 2h23, une 13e place chez les p'tits-vieux, mais quand même une pas pire 117e place sur 5641 participants.
Je ne comprends toujours pas pourquoi je souris sur cette photo du Web, alors que je m'apprête à traverser le fil d'arrivée... Sans doute de l'ironie ?

Et c'est pas terminé! La semaine suivante, après 14 ans de fréquentation, Bird et Nang se marient. Voyez comme ils sont beaux.

Donc, on est parti toute la famille au nord-est, dans le « Isan » pour ceux qui connaissent, et on a brossé pendant 3 jours. Au mariage (un autre chapitre gaspillé!), pour le fun je me suis déguisé en Mononc' thrash avec de l'eau dans la cave, mais faut pas leur dire, ils pensaient que je m'étais habillé chic.



Évidemment, on ne courra pas de course pendant ce weekend ; et mon entrainement sera fortement compromis par les 175 grosses bières bues entre 5 personnes en trop peu d'heures ; et c'est grave, parce que la semaine suivante, je cours MA compétition de l'année : le Challenge Laguna Phuket.
1,9 km de nage, 90 km de vélo, et 21km de course.
Mon premier demi-Ironman.
Une autre expérience extraordinaire, que je devrai vivre seul parce que Bird n'a pas le droit de participer à quelconque activité dangereuse à 7 jours de la date de son mariage, avant et après, selon la tradition Thaïlandaise... Et un autre chapitre que je n'aurai pas le temps d'écrire, sinon juste pour vous dire que d'arriver là, sans expérience et à 50 ans, c'est intimidant en sacramant. J'ai fait des cauchemars pendant les trois nuits précédentes! Je me noyais, je perdais mon dossard, je ne trouvais plus mes espadrilles...
Mais une fois dedans, c'est transcendant ; et l'épreuve tant crainte devient une aventure dont on se sent fier. On se bat d'abord contre une mer agitée, puis en route, sur le vélo, on accumule les belles rencontres avec d'autres athlètes qui souffrent autant, et qui s'encouragent en riant ; on s'enivrent des cris des badauds, et des foules d'étudiants, regroupés devant les écoles, qui hurlent au passage le nom du pays qui apparaît sur votre dossard ; puis, on se réjouit au terme de pentes raides qu'on n'aurait jamais cru pouvoir grimper, et on se gonfle de courage au bout de descentes à des vitesses vertigineuses ; et finalement, on se bute à des murs, physiques et mentaux, qu'on finit par vaincre, parce que... C'est ça l'idée, non ?
Ne jamais abandonner !
Pendant 7 heures 9 minutes.
Tout à fond. À 38 degrés Celsius, sous un soleil de plomb.
Comme j'étais seul, je n'ai qu'un selfie après la course, mais il y a un lien de photos prises par Finisher pix …
Remarquez la différence entre mon corps à la sortie de l'eau, et à l'arrivée... j'ai du perdre au moins 3 kilos !!!


C'était la course la plus difficile de ma vie et, même si je l'ai finie, honnêtement j'étais déçu par ma performance... Je ne m'étais pas bien préparé. Faut dire que j'ai été complètement écrasé par la chaleur quand j'ai commencé à courir à 11h15, sur un piste ennuyante à mort en plein soleil, après un 90 km à vélo excitant au boutte en montagne. Mais, mentalement, j'aurais pu être plus fort. Et comme je suis un peu pas mal lent à la nage et au vélo comparé aux pros, je comptais sur ma « force », la course, pour finir dans un temps respectable, c-à-d autour de 6 heures... Sauf que, quand j'ai enfilé mes running shoes et que j'ai commencé à courir, j'ai su immédiatement que je m'étais trompé à l'entrainement, dans les semaines précédentes, en n'insistant pas assez sur le vélo, et trop sur les 175 bières.
Je courais sur des jambes de bois. Mes pieds ne décollaient pas de l'asphalte.
Résultat, un 21km en 2h30. Un résultat de merde, quand on pense que mon meilleur temps cette année était de 1h30. Sauf que, dans les circonstances, alors que j'étais brûlé, physiquement, et que je  luttais à chaque pas pour aller de l'avant, c'est sans doute aussi la plus belle course de ma vie.
Et malgré la déception et la douleur, quand j'ai traversé le fil d'arrivée, épuisé, et que j'ai entendu l'animateur annoncer mon nom, et ajouter que j'étais le gagnant du 25km de North Face l'année dernière (c'est la même compagnie), moi, dans mon petit kit moulant tout mouillé tout maigre, tout seul au monde, j'ai pleuré comme une madone.

Mon texte s'étire, je sais, mais c'est presque la fin! Et y'a un punch ! Parce que la semaine dernière, dimanche le 6 décembre, et c'est là qu'on est rendu, se tenait le marathon de Ayutthaya. Pour ceux qui l'ignorent, Ayutthaya est une très jolie ville historique à une centaine de kilomètres de Bangkok, à 50 km d'où je vis. Et la veille de la course, le samedi, Bird et moi on devait aller y chercher nos dossards et nos t-shirts. Alors on part à vélo, pour la gare, avec l'intention de mettre nos vélos sur le train, jusqu'à Ayutthaya, puis de tranquillement récupérer nos trucs à l'hôtel de ville de Ayutthaya, d'où s'effectue le départ, puis de rentrer avec le prochain train.
Ha!
Le train de midi dans lequel on voulait voyager était un train de « passager », sans possibilité de transport de vélos.
Pardon? On peut prendre le métro à toute heure en plein centre-ville, et le BTS (le métro électrique), avec un vélo, et c'est pas possible de prendre un train (pourri, entre vous et moi, mais tellement agréable) à travers le pays, avec un vélo?

Bird était furieux. Il allait avoir recours à la manière thaïlandaise.
-Ok! How much? 100 bahts? 200 bahts?
Le mec au comptoir était sans doute tenté mais la décision ne venait pas de lui, il était un sous-fifre sans aucun pouvoir de corruption, et il n'avait aucune envie de contester l'autorité.
-Sorry, not possible.
Comme je venais de subir une crevaison en chemin pour la gare (ma 8e de l'année) et que pendant tout l'argument, j'étais en train de retirer ma chambre à air et la changer, je me foutais un peu de ce qui se passait avec le train, et entre Bird et le guichetier.
Mais quand j'ai vu l'air choqué de mon ami …
-Let's go! Grab your bike!
Je n'étais pas vraiment d'accord.
-Bird, tu veux vraiment y aller à vélo, maintenant, à midi, pour une randonnée de 50 km, en plein soleil, à la veille de la course, qui commencera demain à 5h30 am ?
Bird faisait sa face. Sa face de Bird.
-Go ! Let's go by bike !
Bird était déterminé. Ok ! j'ai dit. Quand je suis en Thaïlande, je ne m'obstine pas avec les Thaïlandais. Alors nous sommes partis. Face à un violent vent du nord, et avec zéro plaisir sportif. Une grosse douleur inutile sur 52 km.
Quand on a récupéré nos numéros, en fin d'après-midi, on était cuit. Et le lendemain matin, on courait un demi-marathon à cinq heures et demi.

J'étais inquiet, parce qu'alors que je venais de vivre un gros mois de frustrations, de ratés, de 6e places, je voulais secrètement beaucoup la gagner, la course de Ayutthaya... Pas une deuxième place, non! La victoire! Et je savais, dans mon for intérieur, que je pouvais gagner... C'est un feeling difficile à expliquer, mais, la semaine précédente, comme j'avais poussé la machine à fond pendant 7 heures, et que là, maintenant, j'étais confronté à une petite heure et demi, je me sentais Superman. Ça fa que, au signal, je suis parti juste sur une gosse, et pendant 21 km avec le même Thaï qui me collait au cul, j'ai jamais arrêté, j'ai rien bu, et à chaque foulée je me suis battu.
Et j'ai gagné.



Une ostie de patente laide brune.

On se voit à Noël? Allez, bonne journée les coucous! Et merci René!

Bruno xxxx

samedi 31 octobre 2015

Coucou de l'Halloween!

Mon déguisement cette année ? Une moustache !
Et vous? Envoyez-nous vos photos des costumes les plus laids! Et pendant que vous prenez la photo, faites leur croire que leurs costumes sont beaux.
Sinon, ici en Thaïlande, y'en aura pas vraiment de fête de l'Halloween ce soir. Ce qui est assez étonnant, considérant que les Siamois ont une peur bleue des fantômes, et qu'ils adorent le «surnaturel». Si vous saviez le nombre incroyable d'émissions de télés et de films qui mettent en scène des fantômes, c'est aberrant ! Et même si les effets spéciaux sont super cheaps, ils y croient... Mais, dans l'équivalent de «une journée où les enfants se bourrent la face de bonbons», il y a officiellement en Thaïlande la Journée des Enfants, quelque part pendant la première semaine de janvier, et ce jour-là, je vous jure, au centre d'achats, c'est drôle en ta'. Parce qu'en principe, les enfants peuvent faire ce qu'ils veulent... Alors ? Pendant 24 heures, t'as une nation entière de tit-culs de 6 ans bourrés de fast-food et sur un rush de sucre, qui bondissent sur place en hurlant au bout du bras de leur mère qui a déjà hâte au lendemain.
L'enfer !
Parlant de jeunes, je vais essayer un truc cette semaine, jeudi le 5 pour être plus précis, avec les étudiants de la classe de Elizabeth Plante, une professeure de français langue seconde au Collège Marianpolis, qui enseigne un cours ayant pour thématique le voyage.
Elizabeth m'a écrit le mois dernier que ses élèves des groupes LPX-06 et LPX-07 avaient étudié des textes de La Frousse autour du Monde, et qu'ils aimeraient me poser des questions.
J'étais ravi, et touché. D'abord ravi qu'on m'enseigne à l'école, puis touché qu'on veuille en savoir plus sur moi et mes voyages! On va donc se faire un Skype, en direct de ma maison à Rangsit, avec tout le groupe que j'ai vraiment hâte de rencontrer.
Si ça fonctionne bien, et je ne vois pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas, j'adorerais répéter l'expérience, alors si vous m'enseignez dans vos classes, ou si vous en avez envie, ne vous gênez pas, ça me fera plaisir de jaser avec vos élèves. Écrivez à René, ici-même sur FB, et il me fera parvenir vos demandes. C'est pas cher en plus, parce que c'est juste gratis.
À part ça, mon ami Bird et moi, on a relevé le pari de faire deux courses dans la même journée, dans deux villes différentes! D'abord le matin à 6am, on a couru le triathlon de Pattaya, (1,5k, 44k, 10,5k).

Une expérience géniale, avec une mer houleuse remplie de méduses, des transitions ridicules de 400 m où il fallait sortir de la plage, grimper sur un pont pour traverser la rue, traverser à la nage une piscine, puis courir dans le lobby de l'hôtel Hard Rock... Et une jolie randonnée de bicyclette avec de belles collines, et une course à pied à travers les rues de bars à go-go encore plein de monde saoul et de ladyboys qui criaient « you hou ! » pour nous encourager.
Mon temps ? 03h08 incluant les 13 minutes de transition. J'ai fini 10e de mon groupe d'âge et 136e au total. J'étais satisfait, surtout du fait que j'ai terminé 30e au total à la course à pied (46mn), et que je sais que je peux faire mieux !
Bird a déniché cette photo de moi sur le Web, où vous pouvez voir que le secret est dans les mâchoires...
Puis le soir, on est rentré à Bangkok, et on a couru, à minuit, un 12 km en plein centre-ville, avec des milliers de participants. J'ai terminé 31e sur les quelques 2000 participants, et 6e de mon groupe d'âge, sur les talons du 5e, à une place d'obtenir un mignon trophée... Normalement, j'aurais sprinté, mais j'avais plus de jus ! Ça arrive... Sur la photo, Tam, Bird, Anthony, Thierry et moi.
Et pis juste le bonheur de retrouver mon ami Thierry de la famille Bauer, qui est venu courir avec nous, ça valait bien tous les trophées de ce jour-là !
Après on s'est retrouvé au bar de l'hôtel Amari Watergate, d'où se faisait le départ et l'arrivée de la course, et on a viré jusqu'au lendemain soir, au Snack Bar...
Avec les deux JF de chez Bauer, qui sont venus manger de la poutine et boire de la Singha et de la Chang jusqu'à ce que blackout s'en suive, on a eu ben du fun !
Et j'ai finalement tout le kit Bauer dernier cri, avec les gants personnalisés, le beau bâton Vapor et deux super belles poches de chez Jean-René à Québec, que je salue très fort! Quand est-ce que tu reviens nous voir? Merci encore un million de fois à Thierry, Spencer et toute la famille Bauer, que je vais représenter avec fierté, comme le goon de Fabreville que je suis!


Et en terminant dans les nouvelles de course à pied, la semaine dernière Bird et moi on a couru un 10km à Bangkok, au siège de l'ONU, et j'ai fini 10e sur à peu près 5000 coureurs (pas de farce!), 4e de la catégorie des 40 ans et plus, 1er des 50 ans, avec un chrono de 42 minutes. Mon plus rapide à vie!
Objectif pour le prochain? 40 minutes. Et voici une photo de Tite Dent et ses amis, et puis Bruno sur la scène avec un beau trophée. Ça devient une habitude ! D'ailleurs, quand la dame a lu mon nom, au micro elle a ajouté en riant « May chay kry ti nay! », ce qui signifie à peu près « on le connait bien celui-là! ».
Et ç'a fait plaisir à entendre...
En réalité, ça m'a ému. Et quand je suis allé chercher mon trophée, j'ai eu comme envie de brailler.
Demain nous allons courir à Nakhon Nayok, un long 16 km en montagne, départ à 5h15 am.
Et je veux vraiment gagner la course, parce que c'est la Princesse préférée des habitants du Royaume qui remettra elle-même les prix. Je vous en reparle ?
Tourlou les Coucous !
Bruno Blanchet, alias « La Comète Brune »
PS: Voici un beau cadre que m'a envoyé le Bangkok Post pour ma victoire, c'est cute hein?


PPS: Et voici peut-être pourquoi on me reconnait parfois pendant les courses...

PPPS: Grosse nouvelle en terminant pour les amateurs de bière thaïlandaise, la grosse bouteille de Chang est rendue verte!!! Et vous savez quoi? Elle est moins mauvaise dans sa nouvelle bouteille...

jeudi 18 juin 2015

Petite correction

Hier, sur ma page Facebook, j'ai fait une petite erreur, et ça me donne une bonne raison de vous jaser. 

C'est qu'en retirant les 9 coureurs au classement devant moi qui, manifestement, ont « oublié » d'effectuer le détour de 2 km à la fin (dans le dernier 6km, leur foulée est miraculeusement passée de 5:33/km à 4:16/km!), c'est plutôt à la 38e place que je me retrouve. Pas à la 36e. Je sais pas pourquoi mais l'équation 47 (mon rang officiel) moins 9 égalait 36 hier... Encule-je des mou-mouches ? Peut-être, mais je connais le Web pour ce qu'il est capable de me faire : de me traiter de menteur et de me trainer dans la boue et de m'envoyer des mences de mort. Bref, parlant de course, en fin de semaine avec mon ami Bird, on participe à la « Tri-Dash Elimination Race» ! Ça va être beau sur un t-shirt ça...

La première compétition commence à 7 am, avec 400m de nage, 20 km de vélo, et 5 km de course. Puis, on retranche 50% des coureurs, et on recommence, à 10 am, avec 200m de nage, 10km de vélo, 2,5 km de course.
Et à 11h15, seuls huit derniers coureurs déterminent le classement final avec 100m de nage, 5 km de vélo, et 1 km de course.

Je vais essayer fort fort de faire partie de ces finalistes.

Mais mon but est vraiment de finir en 14e place.

Pourquoi? Parce que ça donne 44 points au classement. Et 44 c'est le numéro de Stéphane Richer, que mon père Clément, alors qu'il était directeur-gérant des Insulaires de Laval de la ligue Midget AAA, avait repêché du fin fond de Ripon, où « Téphane » jouait dans un obscur club de Bantam B.

Mon père avait du flair ! Et 44 points qui s'ajouteraient à mes 20 points, que j'ai obtenus avec ma 23e place du mois dernier, ça donnerait 64 points : et 64 c'est l'année de ma naissance.

Serai-je rendu-je superstititieux ?

Voyons donc ! On n'est pas de même les sportifs. (À chaque course j'ai le même petit machin dans ma petite poche de short, et je vous dis pas c'est quoi avant d'avoir gagné une course, parce que ça pourrait me porter malheur)

Parlant de sport, le mystère de mon beau stock neuf de hockey Bauer est à la veille de connaître son dénouement... Désolé, c'est que j'ai une belle histoire entre les mains, et le punch tarde à venir.
Y'a les gants qui viennent d'arriver... Avec mon nom de joueur de hockey écrit dessus, yeah !!




Et parlant de weekend, ce vendredi soir, soit demain soir à l'heure où je vous écris, y'a une petite veillée qui est organisée au JJ Green market (http://www.bangkok.com/magazine/jj-green-market.htm#promo) pour saluer le départ de Orian, ami de Boris et fils de... Marc Labrèche ! Ça va être trop drôle de revoir Orian, qui était mimi dans le temps ! Je suis sûr j'vais voir du Marc là-dedans, et ça va m'émouvoir, c'est certain...

Et toujours en parlant de weekend, samedi, ON BOIT ! Air Force United, revient au jeu, après presque un 6 semaines de pause, on est rendus en 3e place (!) et on s'en va se battre contre l'équipe de la police, l'équipe de première place, dedans le stade de la police! Et on les déteste, les flics!


Alors, si vous êtes dans le coin, joignez vous à la gang de ON BOIT ! On est toujours assis drett en face des musiciens. Et on boit !

En parlant de "boire" et de "si vous êtes dans le coin" (ou si vous connaissez qqn qui est dans le coin, dites-leur svp merci!), c'est au Snack Bar que se fêtera la Saint-Jean Baptiste 2015 ! Boris va accrocher des ballounes, je vais mettre une tuque, on va faire jouer du Beau Dommage, pi on va se la péter la face, de 5 à 7 (am).
Et ça sera le 24 JUIN, bien entendu !

Ça fa que...
On se reparle?

Big Bad Brune xxxx